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Benjamin Henchoz

Dimanche 20 juin



Édito

La puissance de la parole

Bible ouverte

Un professeur de philosophie de l’antiquité avait confié un jour à l’auteur de ces lignes qu'il adorait être pédant. Par cet aveu surprenant il voulait, en fait, souligner l'importance de la précision linguistique quand on ambitionnait de saisir toute la pensée d'un auteur de l'antiquité tel Platon ou Aristote. Comme nous avons pu le voir dans un récent article sur le sujet des expressions théologiques imprécises1, le pédantisme (entendre par là le besoin d'être très précis) semble avoir son utilité, si on n’en abuse pas, aussi pour les questions spirituelles.

De nombreuses expressions courantes et proverbes tendent pourtant à minimiser l'importance des mots. « Ce ne sont que des mots » ou son pendant italophone « parole, parole, parole... » dévalorisent la parole et la subordonnent à l’action. Une idée battue en brèche à de nombreuses reprises dans la Bible où on comprend que, sans la parole, il n’y aurait aucun acte. Une des références les plus spectaculaires sur ce sujet est le prologue de l'évangile de Jean. L’apôtre déclare, dans cette introduction, que Jésus EST la parole. Une affirmation qui n'est pas toujours aisée à comprendre et qui illustre bien la difficulté qu'il y a de traduire avec précision l'intention derrière un terme grec aussi courant et complexe que Logos. Ce que nous devons retenir, c'est que, loin d'être quelque chose de secondaire, la parole est en fait associée à la personnification de la relation divine.

En allant encore plus loin, on pourrait, comme le fait George Orwell dans 1984, suggérer que la pensée ne peut pas exister sans la langue et sans les mots. Dans la société totalitaire décrite dans ce roman dystopique, le gouvernement crée et impose une langue, la Novlangue. Sa particularité est une simplification lexicale extrême et la disparition de toute nuance. La formulation d'idées subversives et critiques devient ainsi impossible. Le but ultime de cette politique linguistique étant d'empêcher la génération même de l'idée dans l'esprit des gens.

En évitant autant que possible de dériver vers l’autre extrême, c’est-à-dire de s’échouer sur l'écueil du bavardage inutile et du pinaillage, accueillons avec toute l'attention et le respect nécessaires la parole de Dieu et soyons toujours attentifs à ce que nous affirmons. Que la gloire du Seigneur reste notre boussole pour nous orienter dans la complexité de la langue et de la pensée.

1 Christelle Bankolé, "Je me suis baptisé"... et toutes ces phrases à moitié fausses, dans Christianisme Aujourd'hui, Avril 2021

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